In the Month of May…

Lily of the valleyHe was born the same month he died.

Twas in the month of May that my father was born, May 3rd 1932. He was a good father and husband, a thinking man with a dry sense of humor, and a sense of obligation that I think sometimes almost pained him. I’m afraid we parted on bad terms long before he died, May 22nd 2003, but I’ve thought of him every day since I left home at 18.

He was a poet, too, though he never bothered trying to get anything published. It was mostly a hobby, not something he took seriously. That’s too bad, actually, he was pretty good, but I don’t think he had the time to do more.

In his honor, and because he loved spring, I’ve found a poem about the month of May from Victor Hugo. I’m pretty sure he knew and liked this one. I hope I remember correctly. Rest in peace, Pappy.

En mai

Une sorte de verve étrange, point muette,
Point sourde, éclate et fait du printemps un poëte ;
Tout parle et tout écoute et tout aime à la fois ;
Et l’antre est une bouche et la source une voix ;
L’oiseau regarde ému l’oiselle intimidée,
Et dit : Si je faisais un nid ? c’est une idée !
Comme rêve un songeur le front sur l’oreiller,
La nature se sent en train de travailler,
Bégaie un idéal dans ses noirs dialogues,
Fait des strophes qui sont les chênes, des églogues
Qui sont les amandiers et les lilas en fleur,
Et se laisse railler par le merle siffleur ;
Il lui vient à l’esprit des nouveautés superbes ;
Elle mêle la folle avoine aux grandes herbes ;
Son poëme est la plaine où paissent les troupeaux ;
Savante, elle n’a pas de trêve et de repos
Jusqu’à ce qu’elle accouple et combine et confonde
L’encens et le poison dans la sève profonde ;
De la nuit monstrueuse elle tire le jour ;
Souvent avec la haine elle fait de l’amour ;
Elle a la fièvre et crée, ainsi qu’un sombre artiste ;
Tout ce que la broussaille a d’hostile et de triste,
Le buisson hérissé, le steppe, le maquis,
Se condense, ô mystère, en un chef-d’oeuvre exquis
Que l’épine complète et que le ciel arrose ;
Et l’inspiration des ronces, c’est la rose.
~Victor Hugo, 1877

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